ET
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Film
Identification
TitreA Cock and Bull Story
Tournage dans un jardin anglais (La Vie invraisemblable de Tristram Shandy)
Réalisateur(s)
Date2005
Film / TéléfilmFiction cinéma
Adaptation
Auteur(s) de l'oeuvre adaptée
Œuvre(s)
Genre littéraire adaptéRoman
Représentation
CatégorieXVIIIe
EpoqueXVIIIe
Générique technique
Scénario

Frank Cottrell Boyce

Longueur / Durée du film1h34'
CouleurCouleur
Bande-son / Langueanglais
Pays de productionGrande-Bretagne
Générique artistique
Acteur(s)
Réception et documentation
Disponibilité dans le commerce

DVD

Autres références bibliographiques

Spielmann, Guy, «L’infilmable dix-huitième siècle de Tristram Shandy à Münchhausen : adaptation, transposition, inspirations», SVEC, 7, 2009, p. 159 et suiv.

Résumé et commentaire critique
Résumé et commentaire critique

Seule adaptation connue d'une oeuvre de Sterne au cinéma.
Le film dans le film («The Life and Opinions of Tristram Shandy») ne prétend pas être une adaptation de l’ensemble du roman de Sterne mais de quelques passages, principalement choisis dans la première moitié du roman. Les chapitres concernés sont :

Livre I, ch. 4 (la pendule remontée), 15-16 (la clause du contrat de mariage), 21 (la blessure de Toby à l'aine et à la bataille de Namur)
Livre II, ch. 6-12 et 18 (l’accouchement, tandis que Walter Shandy, l’oncle Toby, le docteur Slop et Obadiah discutent au salon)
Livre III, ch. 9-16 (suite de l’accouchement: les nœuds, le juron, le forceps), 29, 39 (le nez)
Livre IV, ch. 3, 8, 11, 14 (les noms de Trismégiste et de Tristram), 27 (la châtaigne chaude)
Livre V, ch. 17-19 (la circoncision accidentelle de Tristram)
Livre IX, ch 23 et dernier. Scène reprise littéralement , qui donne son titre anglais au film (« a cock and bull story » est à la fois une histoire sans queue ni tête et une histoire de taureau et de coq ; le mot cock étant lui-même, depuis 1618 selon l’OED, susceptible d’une autre interprétation).

Même si Tristram Shandy est réputé globalement inadaptable, la précision de l'adaptation ponctuelle de certaines scènes est facilitée par ce que Jean-Louis Curtis appelle "la vision cinématique de la réalité" chez Sterne:
"Un geste est décrit en ses diverses phases, dans les positions successives qu'il occupe dans l'espace, si bien que nous avons parfois l'impression d'assister à la projection d'un film au ralenti. Il s'agit d'une véritable décomposition du mouvement. [...] Sterne, qui semble avoir pressenti la vertu de ce mode de description, en formule en quelque sorte la théorie, quand il parle de l'importance des attitudes, des gestes, et surtout de la transition entre deux gestes ou deux attitudes (Diderot s'en souviendra). La transition, le passage, la résolution d'un instant dans l'instant qui suit." (Préface de l'édition de Tristram Shandy, Club français du livre, 1955).
L’action est concentrée autour de la naissance de Tristram, racontée de manière discontinue et non linéaire, conformément à la structure du roman («postmodern before there was anything modern to be ‘post’ about», dit un des personnages).
Steve Coogan joue à la fois Tristram adulte, narrateur intradiégétique vers 1760 (le roman de Sterne est écrit à la première personne), celui de son père, Walter Shandy, en 1717-1718, et celui de Steve Coogan, acteur comique assez connu Outre-Manche, en 2005.
Plusieurs personnages (le pasteur Yorick, la veuve Wadman, Bobby, le frère aîné de Tristram, et même le caporal Trim, élément essentiel du trio central du roman) sont oubliés ou négligés. Ces personnages, ainsi que certains passages (la bataille de Namur, la fameuse page noire du livre I) sont parfois évoqués par les membres de l’équipe de tournage, et même représentés à l’écran, pour mieux être éliminés.
Plus de la moitié du temps du film est consacrée à la représentation du tournage (incidents techniques, problèmes de production, projection des rushes; relations de l’acteur principal avec la presse, son agent, l'accessoiriste, les autres acteurs, Jennie l'assistante de direction amateur de Bresson et de Fassbinder, et Jenny, la mère de son fils venue d'Ecosse lui rendre visite), avec quelques effets de mise en abyme : par exemple, l’acteur qui joue Shandy père puise dans sa vie personnelle l’idée de donner à son personnage des sentiments plus paternels. On notera que les deux femmes auxquelles il s'intéresse se nomment Jenny (ou Jennie) comme la femme mystérieuse à qui Tristram s'adresse dans le roman (I, 18).
Le ton comique du livre est évidement conservé (les allusions sexuelles sont assez lourdement appuyées; la comparaison entre les dispositions dominicales de Mme Shandy et la salivation du chien de Pavlov n'était sans doute pas nécessaire). La rivalité entre les deux acteurs masculins principaux constitue un ressort comique supplémentaire, de la première scène dans la loge de maquillage, jusqu’à la dernière, pendant le générique de fin.
[DR]

Iconographie pour Films (4 results)

A Cock and Bull Story
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Éditeurs : Delphine Gleizes et Denis Reynaud [UMR IHRIM]

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